229 missions de consultation ont été réalisées
d'octobre 1998 à la date du 31 Août 2003, au niveau
des différentes Structures Universitaires, Grandes Ecoles
et Instituts.
Ces missions de consultation ont permis aux nationaux expatriés
de répondre à des besoins pressants, au niveau de
toutes les structures universitaires, dans les domaines aussi variés
que : les cours magistraux, les conférences scientifiques,
l'encadrement de thèses, la participation à l'élaboration
du curricula dans le cadre de la mise en œuvre de DEA et de
Doctorats, l'organisation d'ateliers de réflexion (regroupant
formateurs et utilisateurs) sur les filières de formation
scientifiques, techniques et professionnalisées dans l'enseignement
supérieur et les filières courtes de formation professionnalisées
Bac+2. La formation continue du personnel enseignant, d'appui technique
et administratif.
Personnel
du Projet
Le personnel du Projet comprend:
- Un Coordinateur de Projet
[Oumarou Diakite],
- Une Assistante Administrative et Financière [Mme Goundiam Maimouna Diakite],
- Une Assistante Administrative chargée du Secrétariat [Fatoumata Kane],
- Deux Chauffeurs [Adama Sacko & Kaba Coulibaly].
Matériel
du Projet
Le matériel du Projet comprend:
- Le matériel roulant (deux véhicules) acquis en 1998
(PNUD)
- L'équipement informatique (PNUD)
- L'équipement divers (Photocopieur, retroprojecteurs, machine
à reliure, télécopieur), (PNUD)
Partenaires
Financiers
Les partenaires déjà impliqués dans le financement
et la mise en oeuvre technique du projet sont : le
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
: l’Organisation des Nations Unies pour la Science et la Culture
(UNESCO) ; le Gouvernement du Mali.
Un accord de financement est en cours d'élaboration avec
la coopération française pour un montant de 199 mille
euros soit 130.535.443 FCFA.
Différentes
Spécialités d'Intervention
Les domaines d'expertise des consultants expatriés sont aussi
variés que : la gestion, les mathématiques, l'informatique,
les relations économiques internationales, la fiscalité-
finances économie générale, la pharmacologie,
la médecine (générale, chirurgie générale
et infantile, pharmacologie…), la médecine animale
et vétérinaire, la sociologie, les lettres, génie
civil et industriel, architecture, microbiologie, entomologie, biologie
végétale, sciences agronomiques, l'énergie
photovoltaïque, physique et chimie, la géographie urbaine
et la gestion de l'environnement, les sciences de l'Education, les
sciences administratives.
Grâce au TOKTEN plusieurs programmes de formation ont été
mis en œuvre :
L'élaboration d'un programme d'enseignement de maîtrise
en informatique appliquée à la gestion (MIAGE) au
niveau de l'IUG, la formation doctorale d'assistants en mathématique
(FAST), l'étude, la mise en place et l'encadrement des programmes
de DEA ci-après : DEA Mathématiques, DEA Biologie
(Enzymologie- Parasitologie), DEA Biologie (Produits Naturels),
DEA Chimie et de Physique, DEA Droit Public, DEA Géographie
Urbaine et DESS Gestion de l'Environnement, DEA Gestion des Pratiques
Environnementales, la création d'une Chaire UNESCO de Culture
de la Paix et des Droits Humains.
Création
de Supports de Promotion
En plus des 11 Antennes de Relais créées auprès
des représentations diplomatiques maliennes, un 3è
numéros du bulletin de liaison a été édité
et diffusé. L'édition et la diffusion d'un 4è
numéros de ce bulletin de liaison sont en cours.
Les supports de promotion mis en place ont contribué à
l'incitation de nouveaux partenaires (Coopération française,
UNESCO-BREDA) et à enrichir le répertoire des consultants
expatriés qui comporte, après actualisation, 234 candidats
à la date du 31 mars 2003.
Programme d'Echanges
et de Transfert des Connaissances
Certains consultants expatriés maliens, de retour dans leur
pays de résidence continuent de poursuivre le dialogue avec
leurs collègues homologues locaux à travers des échanges
de correspondances pour une mise en œuvre des recommandations
formulées par le consultant à l'issue de sa mission.
Ce programme d'échanges se manifeste aussi par les dons en
documentation (livres et revues) et équipement informatique
par les consultants à leurs homologues et aux structures
universitaires d'accueil.
Les dons en matériel contribuent à améliorer
la qualité de l'enseignement des structures universitaires
bénéficiaires.
Ces échanges vont faciliter le jumelage ou la consolidation
des liens de coopération et d'échanges entre l'Université
du Mali et les Universités d'origine des consultants nationaux
expatriés et de ce fait attirer des financements pour les
différentes structures d'enseignement supérieur.
Accords de Coopération
Sur les 16 accords de coopération initiés, 11 ont
été effectivement été signés
avec des Universités en France, USA, Sénégal,
Côte d'Ivoire au profit des structures universitaires maliennes
comme la FAST, la FSJE, le Département de Médecine
Traditionnelle de l'INRSP, l'IPR/IFRA
Les domaines d'accords sont : recherche/enseignement, valorisation
de la médecine traditionnelle, échanges entre chercheurs
et publications des résultats de recherche et renforcement
professionnel, etc.
Tous ces accords de coopération permettent l'ouverture de
l'Université du Mali sur le monde extérieur et l'établissement
de relations d'échanges et de transfert des connaissances.
Dans le cadre de certains accords signés, des activités
collaboratives sont déjà entreprises et ont permis
à des étudiants et enseignants maliens de se former
ou de se perfectionner dans les structures d'origine des consultants
expatriés. Dans le cadre de l'accord de coopération
signé avec l'Université d'Etat de Michigan au profit
de l'IPR, cette institution a reçu une subvention de 125.000
$US pour l'amélioration de ses filières courtes.
Retour Envisagé
de Maliens Expatriés
Une douzaine de maliens expatriés résidents en France
et en Côte d'Ivoire ayant effectué des missions de
consultation dans le cadre de TOKTEN ont créé au Mali
une structure universitaire privée dénommée
"Institut Polytechnique Privé de Bamako, ce qui constitue
une contribution à l'effort de financement de l'enseignement
supérieur.
Evaluations
des Activités du Projet TOKTEN
Le Projet a fait l'objet de 4 audits de gestion financière
et comptable pour les périodes 1999-2000-2001-2002 réalisés
par un cabinet d'audit privé commandité par le Programme
des Nations Unies pour le Développement, d'une évaluation
technique en juillet- août 2000 et de deux (2) Revues Tripartites
en 1999 et 2001.
Difficultés
Rencontrées
Grèves d'étudiants
A côté des succès, quelques difficultés
ont été constatées dans la mise en oeuvre du
Projet du fait des grèves d’étudiants et d'enseignants
qui ont souvent perturbé le bon déroulement des missions
des consultants expatriés.
Déficit de financement
Les difficultés financières sont ressenties malgré
tout l’intérêt que suscite le Projet TOKTEN et
l’effort de mobilisation entrepris au cours des missions de
sensibilisation à l’étranger.
En effet, le Projet est présentement confronté à
un déficit de financement. Depuis juin 2000, c'est grâce
à des révisions budgétaires que le Projet doit
sa survie.
A titre d'exemple, la 11ème réunion du Comité
de Gestion tenue le 30 décembre 2002 a retenu pour l'année
2002-2003, un total de 135 requêtes de missions d'enseignement
en provenance de l'ensemble des structures d'enseignement supérieur.
Les crédits alloués au Projet par le PNUD en 2003
s'élèvent à 70.000 $US. Ces fonds sont insuffisants
pour réaliser l'ensemble des besoins exprimés par
les structures universitaires.
L'Université et le bureau du PNUD au Mali sont donc à
la recherche de partenaires potentiels pour la mobilisation des
ressources financières additionnelles en vue de la poursuite
des activités du TOKTEN dont la pérennisation passe
par sa dévolution à d'autres secteurs du développement.
Transport des dons en matériel reçus à
travers les consultants expatriés
Le Projet a reçu plusieurs propositions de dons en matériel
et en documentation en provenance notamment des USA et de France.
Faute de moyens financiers, ces matériels n'ont pu être
transportés.
Ces rapports d'évaluation sont d'autant plus importants
qu'ils permettent d'avoir une idée juste de l'impact de l'intervention
du consultant.
Aspects logistiques
- Lorsque les contraintes de calendrier de travail imposent
la programmation de plusieurs missions dans la même période,
les problèmes de transport des consultants se posent avec
acuité.
- Le problème du transport demeure l'obstacle majeur concernant
la réception des dons en provenance des nationaux expatriés
ou de leurs institutions d'origine.
Les
Perspectives du Project TOKEN
Appui aux Collectivités décentralisées
et aux Entreprises et Administrations
I- Appui aux collectivités décentralisées
Au Mali, la décentralisation a institué les communautés
urbaines et rurales qui exercent certaines prérogatives,
notamment en matière de gestion des ressources naturelles
et financières. La problématique de développement
décentralisé est relativement complexe. La vocation
première de l'Université est de concevoir une formation
et une recherche au service du développement. C'est pourquoi
à travers TOKTEN qui dispose d'un répertoire de 238
nationaux expatriés, l'Université peut développer
grâce au concours de ces nationaux expatriés, un appui
aux administrations et collectivités décentralisées.
L'Université mobilisera donc ces compétences interdisciplinaires
afin d'appuyer le développement des capacités des
collectivités décentralisées. Cet appui sera
complémentaire aux actions de développement menées
par le Ministère de l'Administration Territoriale et des
Collectivités Locales. Il concernera les deux missions traditionnelles
de l'Université : la conception de transfert de connaissance
et de savoir-faire en direction des collectivités décentralisées
et autres bénéficiaires, et les actions de recherche
et de production de connaissance pilotées par les collectivités
et réalisées par l'Université à travers
les nationaux expatriés.
Objectifs Généraux (en ce qui concerne la
décentralisation)
L’appui de TOKTEN à la décentralisation pourra
s’organiser en premier lieu sous la forme d’un groupe
de réflexion interdisciplinaire, rassemblant économistes,
environnementalistes, géographes, juristes, sciences de l’ingénieur,
sociologues, statisticiens et modélisateurs. Cet appui peut
être structuré en trois axes :
a- Formation :
Appui à l’identification et la conception, voire la
dispense de formations pour la réalisation des différentes
actions liées à la planification communale. Cela concerne
particulièrement :
- les méthodes et outils de collecte, de traitement et d’analyse
de données (y compris
cartographiques),
- les méthodes d’élaboration, de suivi et d’évaluation
de projets,
- les différentes approches de la planification territoriale
décentralisée,
- les démarches et méthodes de gestion concertée
et durable des ressources naturelles,
- les mécanismes de concertation avec les services techniques
sectoriels et les organisations professionnelles.
b- Appui Institutionnel :
Appui pour l’expérimentation de mécanismes
institutionnelles et participatifs aidant à mettre en place
une démarche opérationnelle et durable de concertation
et de développement local. Cela concerne particulièrement
:
- la sensibilisation et l’information des élus locaux,
des autres représentants des populations et des organisations
de base sur les enjeux et les règles de la décentralisation,
- la conception, gestion et suivi participatifs de Plans de Développement
Locaux en concertation avec les Conseils Ruraux,
- la mise en oeuvre et suivi participatifs du Plan de Développement
Communale Intégré en concertation avec les représentants
des acteurs,
- la poursuite et enrichissement de la concertation et de la réflexion
sur la planification communale.
c- Etudes et diagnostics :
Appui à la réalisation de diagnostics, d’analyses,
d’évaluations et de suivis pour aider la commune à
réaliser ses tâches de planification. Cela concerne
particulièrement :
- l’identification des potentialités et des contraintes
de la commune :
• Inventaire des connaissances et des données existantes
dans la commune
• Analyse de potentialités et de l’utilisation
actuelle des ressources de la commune
• Identification des enjeux et la définition des stratégies
de développement de la commune
• Réalisation d’études d’impact
et de prospectives
- la mise en place d’outils d’aide à la décision
pour la planification communale
• Mise en place de base de données et de Systèmes
d’information Géographique sur la région, pour
le diagnostic et le suivi-évaluation.
• Mise au point de modélisations et de simulations
permettant d’évaluer les impacts des différentes
options possibles de développement.
Bénéficiaires des interventions dans les
collectivités décentralisées
Le bénéfice de cet appui est partagé entre
:
- les collectivités décentralisées : cibles
prioritaires de la démarche, les instances communales décentralisées
seront appuyés dans leurs actions de planification, de mise
en oeuvre et de suivi-évaluation du développement
local, par les connaissances, outils et transferts de connaissances
réalisés par la recherche interdisciplinaire ;
- l’encadrement technique communal : la recherche interdisciplinaire
produit connaissances, outils et transferts de connaissances qui
peuvent servir à renforcer les capacités de l’encadrement
technique communal en matière d’appui conseil au développement
communal décentralisé ;
- l’administration territoriale : la recherche interdisciplinaire
produit connaissances, outils et transferts de connaissances qui
peuvent aider l’administration territoriale à effectuer
son suivi-évaluation des actions de Développement
Local ;
- la recherche universitaire : les besoins exprimés par
les collectivités offrent à l’Université
l’opportunité de valoriser les connaissances accumulées
par la recherche dans tous les domaines liés au développement
communal décentralisé. La complexité du développement
justifie une recherche d’accompagnement qui donne à
l’Université et à ses partenaires scientifiques
des thèmes à investir pour toujours mieux répondre
à la fois à la demande des collectivités et
aux besoins en formation des étudiants.
- les organisations paysannes de base : même si la plupart
des appuis concernant ce groupe-cible sont réalisés
par les autres bénéficiaires, certaines actions d’information,
de sensibilisation et de formation pourront être assistées
par l’Université dans le cadre du renforcement de la
dimension participative de la planification communale décentralisée.
- les consultants maliens expatriés et leur terroir d'origine
: l'utilisation de l'expertise des maliens expatriés constituera
une contribution appréciable dans le processus de décentralisation
et dans la perspective de co-développement engagé
notamment entre le Mali et la France. La participation des maliens
expatriés au processus de développement de leur terroir
d'origine est une des stratégies pouvant favoriser leur retour
définitif. Déjà, certains profitent des missions
TOKTEN pour fournir des équipements et fournitures scolaires
à leur ville ou village d'origine et investissent également
dans la construction d'écoles, de routes et forages de puits.
II- Appui aux entreprises et administrations
En association avec l’expertise nationale de l’intérieur,
l’expertise nationale expatriée constitue une source
appréciable de compétences pour efficacement aider
à l’encadrement des différents projets de développement,
par la fourniture d’une assistance qualifiée en matière
de spécialistes de haut niveau pour surmonter les problèmes
théoriques et pratiques rencontrées dans les différents
secteurs de l’économie nationale.
Dans son évolution au Mali, le TOKTEN devrait s’ouvrir
et pouvoir résoudre, outre l’Université, un
certains nombre de problèmes théoriques et pratiques
qui se posent à d’autres secteurs d’activités
comme à la CMDT (Compagnie Malienne des Textiles), à
la SONATAM (Société Nationale des Tabacs et Allumettes
du Mali), ITEMA (Industries Textiles du Mali), aux Hôpitaux
et Cliniques, aux Centres de Recherches ; en somme aux sociétés,
entreprises publiques, parapubliques ou privées et aux administrations
(Santé, Transports et Communications, Tourisme et Artisanat,
Economie, Finances, Industrie, Justice, Développement Rural
et Environnement).
Dans ces domaines, l'intervention des maliens expatriés
pourra s'effectuer à travers la formation et la qualification
continue du personnel en place :
- organisation des séminaires et ateliers
- assistance dans l'élaboration des projets de développement
- organisation de la gestion dans les administrations.
A la suite de ces interventions, certains consultants nationaux
expatriés après avoir renoué avec le sol natal
pourraient par la suite soit occuper des postes de responsabilité
au sein de la Fonction Publique, soit initier leurs propres entreprises
et activités au Mali.
Il s’agira d'abord de développer la réflexion
dans les enseignements sur la recherche, principalement sur l’amélioration
de la performance et de la productivité de nos entreprises
; de recueillir les opinions et attitudes des dirigeants d’entreprises
sur les programmes de formation et la perception qu’ils ont
de leurs principales contraintes. Ainsi seront possibles l’augmentation
de l’efficacité personnelle de nos opérateurs
économiques nationaux et de leur compétitivité
régionale (au niveau de l’UEMOA) par le changement
de leurs perceptions et de leurs styles de gestion. L’Université
devra donc permettre et faciliter l’émergence de cadres
nouveaux en symbiose avec leur environnement, en impliquant fortement
les utilisateurs dans la définition des programmes de formation
et d’intégrer leurs préoccupations dans les
programmes de formation.
L’accent devra donc être mis sur l’adéquation
formation/emploi en impliquant les entreprises et les administrations
dans l’élaboration des programmes de formation pour
mieux répondre à leurs attentes.
Il est souhaitable que soit un préalable, la tenue de tables
rondes nationales et d’ateliers regroupant les responsables
d’Institutions de formation et les représentants du
secteur Privé (PME , PMI, Monde Rural, ONG ou Artisanal)
et le secteur public et parapublic (Hôpitaux, Communes urbaines
et rurales…..).
Ces tables rondes et ateliers seront l’occasion pour les
participants de préciser leurs besoins, de définir
les axes d’orientation dans chaque secteur d’activités,
d’apporter leur adhésion et de préciser leurs
rôles respectifs. L’Université devra donc permettre
et faciliter l’émergence de cadres nouveaux en symbiose
avec leur environnement, en impliquant fortement les utilisateurs
dans la définition des programmes de formation et d’intégrer
leurs préoccupations dans les programmes de formation. Il
sera donc nécessaire la création d’un comité
de coordination des tables rondes et ateliers.
Déjà des rapprochements sont amorcés avec les
deux hôpitaux de Bamako : Gabriel Touré et Point G
qui, à travers la Faculté de Médecine de l'Université
ont reçu des prestations de la part de consultants nationaux
expatriés venus dans le cadre du Programme TOKTEN.
Ces interventions ont porté entre autres sur : initiation
des chirurgiens aux gestes de base et aux gestes quotidiens laparoscopiques
par le biais de cours théoriques et de démonstrations
en salle d'opération et d'asseoir un esprit de compagnonnage
pour la promotion des nouvelles techniques opératoires, d'initier
une coopération permettant aux chirurgiens locaux d'effectuer
des stages dans les structures d'origine de l'expatrié malien,
la chirurgie infantile, l'embryologie, l'organogenèse et
l'anatomie, la sténos hypertrophique, persistance canal,
malformations, traumatismes chez l'enfant, mégacôlon
congénital ont constitué également les termes
de référence de missions de consultation à
l'hôpital du Point G, tandis qu'à l'hôpital Gabriel
Touré, les interventions ont porté sur la présentation
de malade, cas de syndrome de choc toxique, choc cardiogénique
; l'oxygénothérapie, bronchiolite du nourrisson, les
hémorragies gastro-duodénales des stress cliniquement
significatives acquises en soins intensifs pédiatriques,
la déshydrations sévère et troubles électrolytiques.
Conventions
de Cooperation Inititiees
Partenaires
Etrangers
Structures
Maliennes Beneficiaires
Dates
de Signature
Object
Observations
1- Université
d'Etat de Michigan USA
IPF/Katibougou
1er nov.
2000signé (5 ans)
§
Visites, échanges, chercheurs, échanges d'informations,
publication des recherches, rencontre professionnelle
Accord
initié à l'occasion de mission de promotion du
Projet TOKTEN en septembre 99
2- Université
Blaise Pascal de Clermont Ferrand (France)
FAST
signé
1999
§
Portant sur les formations courtes en chimie des substances
aromatiques et huiles essentielles
Accord
initié à la mission de M. Bertin DIARRA
3- Université
Victor Segalan de Bordeaux II (France)
Département
Médecine Traditionnelle INRSP
28 déc.
99signé
§
Pharmacopée § En matière de la valorisation
de la médecine traditionnelle
Accord
initié à la mission de M. Bayla BA
4- Université
de Rouen (France)
FSJE
signéAoût
2001
§
Enseignement, recherche, échanges d'expériences,
d'enseignants, d'étudiants et d'informations
Accord
initié à la suite de la mission de M. Eloi DIARRA
5- Southern
University and A & M college Baton Rouge (USA)
FAST/ENSUP
Signé5
ans
§
Amélioration du niveau scientifique et de formations,
promotion des liens d'amitié
Accord
initié à la suite d'une initiative de Pr. Diola
BAGAYOKO
6- Ecole
Nationale de l'Enseignement Technique ENSET Libreville- Gabon
ENI
SignéAvril
2002
§
En matière de Prestations de Services et de recherche
Accord
initié à la suite de la mission de M. Madi Yassa
GOUNDIAM
7- Université
de Cocody Abidjan en Côte d'Ivoire
FAST
signé
20015 ans
§
Coopération universitaire dans les domaines de l'enseignement
de la formation et de la recherche
Accord
initié à la suite de la mission de M. Abdoulaye
Abba TOURE
8- Université
de Metz (France)
FAST
Signé
2003
§
Dans les domaines des activités de recherche commune
échange d'enseignants et d'étudiants§ Encadrement
et direction de thèses§ Organisation de cours mutuels
et séminaires en commun
Accord
initié à la suite de la mission de M. Amadou DICKO
9- Université
d'Etat New York à Cotland
FLASH
signé
2002
§
Portant sur possibilité inscription étudiants
à coûts préférentiels § Admission
prof. maliens en année sabbatique
Accord
initié à la suite de la mission de M. Kassim KONE
10- Institut
de Physique Nucléaire de Bologne (Italie)
FAST
signé
2002
§
Réalisation projets de recherche§ Echanges de prof.
et formation du personnel
Accord
initié à la suite de la mission de M. Vincent
TOGO
Grâce
aux relations de M. Bertin DIARRA de l'Université de
Clermont Ferrand
12- Université
de Dakar (Sénégal)
FAST
Déc.
1999 Paraphé
§
Portant sur la création d'un laboratoire de Spectroscopie
Laser à la FAST, prise en charge formation 2 enseignants,
et 2 étudiants en formation doctorale
Accord
initié à la suite de la mission de M. Amadou WAGUE
13- Université
Gaston Berger de Saint Louis (Sénégal)
FLASH
Non signé
§
Epistémologie et Méthodologie de la Recherche
en Sciences Sociales, Anthropologie juridique problématique
foncière
Accord
initié à la suite de la mission de M. Mamadou
Balla TRAORE en février 2000
14- Debis
Systemhaus à Sttugard (Allemagne)
IUG
non signé
§
Dans le domaine de l'informatique
Accord
initié à la suite de la mission de M. Mamadou
Ifra DIAKITE en mars 2000
15- Université
d'Howard
FLASH,
ENSUP, ISFRA
non signé1999
§
Dans le domaine des sciences sociales
Accord
initié à l'occasion de mission de promotion du
Projet TOKTEN en sept. 99
16- Ecole
Polytechnique de Montréal et CEGEP SAINT LAURANT (Canada)
ENI
non signé
2002
§
Réalisation d'un outil informatique d'aide à l'enseignement
des systèmes électroniques
Accord
initié à la suite de la mission de M. Mamadou
Lamine DOUMBIA
Accord
initié à la suite de la mission de M. Harouna
MAIGA
N.B : Les lourdeurs administratives freinent
la signature des accords de coopération. Par ailleurs le
Rectorat, longtemps sans service de coopération internationale
opérationnel, n'a pu tirer profit de toutes les opportunités
offertes par les consultants. Comme l'ont souligné les évaluateurs
du Projet en 2000, beaucoup reste à faire en ce qui concerne
l'établissement et le fonctionnement de canaux stables d'échanges
entre les institutions des consultants expatriés et l'Université
malienne. Cet état de fait étant en partie expliqué
par la nature des échanges et les cycles de temps qui caractérisent
l'enseignement supérieur. Les spécialistes estiment
qu'une période de plus d'un an est nécessaire pour
l'établissement d'accord significatif entre les institution,.
l'expérience indiquant que les échanges et collaborations
entre les enseignants sont souvent une étape première
qui mûrit pour impliquer des intérêts plus généraux
des institutions et leurs ressources. Ces mêmes spécialistes
estiment que le cycle de temps classique des institutions d'enseignement
supérieur est de quatre (4) ans pour les programmes d'instruction
de 3 à 4 ans pour les programmes de recherche.
Recommandations/Conclusions
Les évaluateurs du Projet et les différentes revues
tripartites recommandent :
1. la nécessité pour l'Université d'engager
rapidement une planification de reformes stratégiques, pour
dégager des visions claires pour les étapes ultérieures
du Projet. Cette planification stratégique tiendra compte
du besoin de recherche et de la technologie au Mali et devra permettre
de mieux optimiser les interventions des partenaires financiers
dans le cadre de l'utilisation des compétences nationales
expatriés,
2. La formation continue demeurant un volet stratégique
important, le véritable transfert de connaissances, celui
dont l'efficacité est durable se traduit par la consolidation,
voire la spécialisation des formateurs en place. Aussi, un
accent particulier doit être mis sur la formation des formateurs.
En effet, la formation des formateurs doit être considérée
comme un élément stratégique du processus de
transfert de compétences/connaissances afin d'aboutir à
l'amélioration du professionnalisme des homologues locaux,
3. les homologues locaux mènent avec les consultants expatriés
des projets de recherche en pool dans le cadre des échanges
et de transfert de compétence-connaissance. A cet effet,
afin d'accroître l'impact des missions d'enseignement, il
est pertinent d'associer enseignement et recherche,
4. les termes de référence des missions doivent être
bien définis par les structures universitaires d'accueil,
avec précision des objectifs, des résultats attendus
de l'activité de consultation, du contenu, de la durée
de la mission en fournissant le volume horaire, le nombre d'étudiants
concernés, la classe (le niveau), tout en faisant ressortir
la plus-value attendue de la mission de consultation,
5. les responsables de structures universitaires doivent s'investir
davantage dans l'établissement des rapports d'évaluation
du travail effectué par les consultants (adéquation
attentes-missions), et à la fin de l'année, Doyens
et Directeurs de structures universitaires produisent un rapport
analytique basé sur les rapports de missions des consultants
expatriés au cours de la période afin de permettre
la détermination d'éléments ayant contribué
à améliorer la qualité de l'enseignement et
d'orienter les interventions ultérieures vers des changements
qualitatifs beaucoup plus substantiels. Les étudiants pourraient
également faire des suggestions et commentaires à
l'aide de grilles d'évaluation qui devraient contribuer à
améliorer aussi bien les interventions des enseignants expatriés
que résidants,
6. Les ambassades et les Antennes de Relais créées
doivent s'impliquer dans la collecte et l'acheminement du matériel
et de la documentation pour aider les initiatives isolées
à récupérer et à faire transporter le
matériel cédé par les établissements
de formation étrangers à travers les consultants expatriés.
Le PNUD et le Gouvernement devront s'investir pour trouver le financement
nécessaire au transport des dons reçus à travers
les nationaux expatriés,
7. le Gouvernement du Mali doit accroître de façon
conséquente sa contribution qui a considérablement
diminué depuis la mise en œuvre du Projet. Cette recommandation
a été fortement appuyée par le premier forum
de la diapora malienne tenu à Bamako du 13 au 17 Octobre
2003.
8. la recherche de nouveaux partenaires financiers doit être
soutenue par une plus grande implication des Ministères de
l'Education et des Affaires Etrangères, pour conforter les
efforts déployés dans ce domaine par le PNUD et le
Rectorat de l'Université,
9. en vue de pérenniser les actions liées au partenariat,
l'Université se doit de développer un mécanisme
qui créerait les conditions propices pour prendre le relais
du PNUD dans le financement du projet TOKTEN. C'est dire qu'on devrait
assister au dépérissement progressif des subventions
accordées par les partenaires techniques et financiers au
profit du développement d'un partenariat entre les structures
universitaires et celles d'appartenance des nationaux expatriés,
10. pour être concrétisés, les accords de coopération
inter universitaires doivent prendre en compte les plans pluriannuels
de développement des universités partenaires de provenance
des consultants expatriés, où seront prises en charge
toutes les incidences financières desdits accords lors de
l'adoption de leurs budgets par leurs conseils d'université,
Outre les correspondances épistolaires, des missions sont
nécessaires sur le terrain pour la signature des accords
déjà initiés et l'Université doit y
consacrer un budget conséquent.
11. l'assistance fournie, à travers le TOKTEN à d'autres
secteurs du développement (public ou privé) doivent
donner lieu à un partage de coût devant profiter à
l'Université et ce, dans le cadre de conventions formelles.